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Standards [transmission 2018]
Extrait remonté par le groupe Compagnie K-libre, coordinatrice Marie Dessaux, dans le cadre de Danse en amateur et répertoire (2017/2018).
Transmission par Pierre Rigal, Mélanie Chartreux, Camille Regneault et Julien Saint-Maximin.
Présenté le 26 mai 2018, Les 2 Scènes, Théâtre Ledoux, Besançon.
L’œuvre à la création
Création du 2 au 4 février 2012 au théâtre de Suresnes Jean Vilar
Chorégraphie : Pierre Rigal, Mélanie Chartreux
Pièce pour 9 interprètes : Lydie Alberto, Abdoulaye Barry, Mathieu Hernandez, Giovanni Léocadie, Sandrine Lescourant, Yoann Nirennold, Camille Regneault, Julien Saint-Maximin, Marie-Kaae Schmidt
Musique : Nihil Bordures
Durée originale : 1h10
Le groupe
Compagnie K-libre(Merville, Occitanie)
La compagnie amateur K-libre est née en 2013 de la volonté de dix jeunes garçons de se retrouver autour de leur passion commune pour la danse. Pourquoi alors créer un groupe 100% masculin ? Afin de pouvoir explorer, sans crainte et sans préjugé, une multitude de pratiques dansées. Issus de milieu rural, dans lequel la pratique dansée des garçons n’est a priori ni valorisée, ni plébiscitée, ce projet leur a permis de se retrouver et de se sentir plus forts et sereins dans leur pratique. Ce groupe soudé développe également des projets au-delà de la danse. Ils réalisent Sois un homme, court métrage sur le thème de la difficulté d’être un garçon danseur aujourd’hui.
Le projet
Comment faire de leur danse un support, porteur de messages sur des problématiques de société ? En 2015, ce groupe de jeunes garçons, engagés dans une dynamique citoyenne forte, s’est interrogé sur l’influence de la télé-réalité dans une pièce qu’ils ont créée avec l’aide de leur chorégraphe Marie Dessaux. En 2016, ils se questionnent sur la difficulté d’être un garçon danseur. Les problématiques soulevées par Pierre Rigal dans Standards entrent en résonance avec leurs préoccupations de jeunes citoyens. La société française subit une profonde crise sociale au sein de laquelle les valeurs de la République (Liberté, Égalité, Fraternité) semblent devenir des mots de « surface » pour ces jeunes danseurs qui n’en mesurent pas (ou peu) le sens profond et qui n’en ressentent pas la projection dans leurs vies. Par le choix de cette œuvre, ils s’immergent à leur tour dans ces questionnements autour de l’identité nationale, du vivre ensemble et de l’appropriation du drapeau en questionnant plus généralement la place que prend l’espace politique dans leur danse.